Rénover les espaces collaboratifs II

Dans ce second volet du numéro spécial de l’université HUHEZI, les architectes nous parlent de cette facette plus personnelle et émotionnelle de leur travail et de la façon dont ils la transfèrent au processus créatif. 

 

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« Les architectes ne sont pas de simples ʺfaiseursʺ de formes.Nous devons être présents, débattre et partager les stratégies et diagnostics depuis le début, dès le moment où la nécessité d’ʺarchitectureʺ se fait sentir.  

Finis les temps des fausses certitudes, où on demandait à l’architecte de donner forme à un programme de nécessités fixe : aujourd’hui, les programmes sont instables, changeants.

Ce qui veut dire qu’il est impossible d’anticiper tous les changements que le temps introduira dans les architectures que nous projetons et par conséquent, la flexibilité d’une architecture réside davantage dans la capacité à interpréter les espaces construits à partir de différents souhaits et besoins sans tomber dans la provision de réponses simples à des scénarios préétablis. 

 

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Le nouvel édifice met en contraste les espaces « crus », dénommés « plages » dans le processus de diagnostic, avec d’autres zones plus sophistiquées et aux fonctions déterminées.L’équilibre ou l’instabilité constante des limites entre les usages ont représenté le plus grand défi du projet et se révèle comme l’un des enseignements que nous avons récoltés du processus.

La rénovation de l’Université a été une expérience émouvante, parce qu’elle nous a permis de débattre, de parler et de partager des concepts d’architecture avec une vaste communauté de personnes.  Une communauté qui, dès le premier instant, sent le nouvel édifice comme quelque chose de propre.

Grâce au réseau coopératif qui s’est formé, nous sommes parvenus à développer un assemblage et à décomposer le travail en petites parties, pour aboutir finalement au nouvel édifice. » 
 

-Beste Arkitektura-

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Les clès
 

Et pour terminer ce numéro spécial, nous aimerions souligner les clés qui ont rendu possible le résultat final de la rénovation du campus d’Eskoriatza.

  • L’interlocution avec la propriété, fondée sur le travail partagé et la confiance mutuelle, a été fondamentale. 
  • Le grand travail de vision et la ténacité de la doyenne Begoña Pedrosa d’une part, et du groupe de direction ainsi que des services technologiques formés en grande partie de femmes, d’autre part, ont garanti une communication libérée des hiérarchies, un processus sans dissonances, révélateur d’une autre manière de mener une opération aussi complexe que la rénovation et l’agrandissement du campus d’Eskoriatza.